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ô débit ô séries textes inédits IV. PETIT bou, GENESE D'UN MORPHEME FONDAMENTAL V. ECRIRE D'ACCORD, AVEC QUOI ... ? Statuettes d’art brapoire Collages 3D VI. TROIS SURPLOMBS LINGUYSTERIQUES FROETHYPPELIENS et trois métaphores VII. Ieg, UNE LARME A L'OPERA, La Nouvelle IX. Ieg UNE LARME A L'OPERA, La cinq-Nouvelle XI Ieg, UNE LARME A L'OPERA, Une sixième XIII. Ieg, UNE LARME A L'OPERA, la une ou deux dernière-Nouvelle XIV. RAVISSEMENT 1 : I-Portrait d’une 720-Moiaeh XV. SERIAL PARTITIONS-POEMES LANGUE Nô Nô XVI. RESSASSER MA LANGUE Nô Nô textes avec collages XVII. IL FAUT GACHER LA LANGUE Nô Nô collages XVIII. GLOSE EULALIE avec collages XIX. TRISK- ET QUADRISKELS collages XXI. COLLAGES POUR UN TEMPS D'ALETTRE ARRIVE collages |
XII RUISSELLEMENT 3 : BHU METAPHORE DE IEG
2004
Faire accomplir au morphème bhu un second tour dans son
espace propre afin que l’effet d’apparition se résolve en trouvaille
effective.
Je propose cet exercice au départ de la métaphore
choisie par Lacan dans l’Instance de la
lettre : " Sa gerbe n’était ni avare ni haineuse. Comme exemple d’un
mot pour un autre : gerbe pour Booz, à propos de Booz dans les
Écritures, ici bhu pour bou.
D’abord, je transpose un des exercices i e g (non reproduit dans Ô Débit Ô Séries) en exercice b h u, avec i = b, e = h, g = u
1 bhu uhb hbu buh ubh hub
2 uhb bhu ubh hub hbu buh
3 hbu hub bhu ubh buh uhb
4 buh ubh hub bhu ubh hbu
5 hub hbu buh ubh bhu ubh
6 ubh buh uhb hbu hub bhu
La diagonale du six-morphème bhu
Du fait d’un trait d’identité sonore bhu / Booz, je choisis la trituration d’une
trace sonore y référant, dans le Livre
de Ruth. On y rencontre l’enfant Obed (l’enfant petit oub/bou petit uhb/bhu/bou/bo/ob) que l’épouse et bru moabite Ruth-aux-gerbes donne à la
paternité israélite de Booz,
sauvant par sa soumission à la loi hébraïque sur le nom de la propriété du
défunt, le nom de l’Alliance.
Une première condensation effectuée sur bruRuth, par
effacement des doublons de u et de R, permet d’obtenir : bRuth. Une
seconde par suppression des restes de ces doublons donne le déchet bth. On verra
plus loin comment s’en servir.
1. Exercices sur la première condensation
a.- On repère les 20 initiales
doubles de bRuth :
1. bR bu bt bh
2. Rb Ru Rt Rh
3. ub
4. tu tR th tb
5. hR hu ht hb
- Elles initialisent les cinq parties du ruissellement
suivant :
1. bRuth bRuht bRtuh bRthu bRhtu bRhut
buRth buRht buthR buhtR buhRt butRh
btuRh btuhR bthuR bthRu btRuh btRhu
bhRut bhRtu bhuRt bhutR bhtuR bhtRu
2. Rbuth Rbuht Rbtuh Rbthu Rbhut Rbhtu
Rubth Rubht Ruthb Rutbh Ruhtb Ruhbt
Rtubh Rtuhb Rthub Rthbu Rtbuh Rtbuh
Rhtub Rhtbu Rhtbu Rhubt Rhbut Rhbtu
3. ubRht ubRth ubtRh ubthR ubhRt ubhtR
uRbth Rrbht uRtbh uRthb uRbth uRbht
uhbtR uhbRt uhRtb uhRbt uhtRb uhtbR
utRhb utRbh uthRb uthbR utbRh utbhR
4. tuRbh tuRbh tubRh tubhR tuhRb tuhbR
tRubh tRuhb tRhub tRhbu tRbhu tRbuh
thRub thRbu thuRb thubR thbuR thbRu
tbuRh tbuhR tbRuh tbRhu tbhuR tbhRu
5. hRutb hRubt hRbut hRbtu hRtub hRtbu
hubtR hubRt huRbt huRbt hutbR hutRb
htuRb htubR htRub htRbu htbRu htbuR
hbRut hbRtu hbuRt hbutR hbtuR hbtRu
L’impair est introduit dans le tissu littéral. Cinq
petites lettres suffisent à produire 5 x 24 propositions à l’horizontale ou 6
x 20 à la verticale, 120 possibilités de représentation du morphème bRuth.
Dans 3, je choisis ubRth pour être, subjectivement, celui d’une satisfaction scopique éprouvée, à faire encontre aux 119 autres. L’excluant dirai-je. Il se
convoque à soi seul comme condensation des 120, avec les 119 autres à faire
traîne.
b.- Deuxième tour dans les
initiales doubles de bRuth :
0. 1.
1’. bRbubtbh > Ruth
2’. RbRuRtRh > buth
3’. ubuRuhut > bRht
4’. tutRthtb > uRht
5’. hRhuhthb > Rutb
b.0. regroupe les deux premières
lettres du premier morphème des quatre lignes de chacune des cinq séries.
b.1. est obtenu par suppression
de chaque phonème double pour chaque ligne. bRht est l’en-pointe désigné du ruissellement, comme
résultat de cette brève opération.
De la badine bhu aux babinages buh, babillages hbu et
badinages ubh, l’infans peut bien s’être trouvé pris aux tringlances d’un
dire parental bastobadinant hbu-uhb, avec entrée phobique au théâtre du parlant, à le rendre muet.
Gâchis de leur malentendu bou-bhu.
2. Exercices sur
la deuxième condensation
Je déploie un autre fragment de littéralité bhu qui va nous
mener à passer par le pur consonantisme des phonèmes de la langue.
Au départ de la condensation obtenue dès avant le début
du premier exercice : htb.
On a là du consonantique pur dont c’est d’abord le regard qui le donnera
peut-être à entendre. Lisibilité scopique d’un
objet quasi innommable.
Résultat : htb bht hbt tbh bth thb.
Situation d’entre-deux, entre le scopique (htb le
regardable) et l’invocant déjà considéré dans le ruissellement 1 (ieg l’entendu). Comment
décomposer ces deux poussées regard-voix de la
lettre pour les recomposer autrement que selon le seul nouage hieg, et pour
en départager la tension en suivant un autre découpage ?
- ieg a été décomposé
en 6 ieg > 24 hieg > 3 x 1 phonème : i / e / g
bhu a été
décomposé en 6 bhu > 120 uBrth > 3 x 1 phonème : h / u / b -
c’est-à-dire en 6 phonèmes i h e
u g b
On repart du début non contracté : ieg + uBrth = i e g u b R t h .
On laisse tomber la majusculinité du R.
On sépare les voyelles des consonnes : e i u > e i u e u i i u e i e u u i e i e u contre h r t g b (etc. … à suivre), qui
équivaudrait à départir l’invocant (vocalisable) d’avec le scopique (consonantique)
On se retrouve avec un petit tas de voyelles vocabulisables, éléments sonores jaspinables de la langue d’une part, et un tas d’occlusives, - palatale, labiale,
uvulaire, vélaire et même glottale, quasi toutes y sont - , vocaliquement non émettables.
De ne pouvoir guère être énoncé par la voix, l’objet hrtgb s’adressera donc au
regard chargé de se saisir de son son. Et puisqu’un
jour vint où l’on a su lire des yeux, cela a pu contraindre certains à en ouir quelque chose
On déploiera ce dernier tissé littéral innémettable qui, d’entrer dans le trou orbital du sujet
lisant, s’en soit allé faire un tour dans le regard éloquent de l’Autre pour
en être réjecté à l’inverse, c’est-à-dire comme
autrement entendu … C’est en tout les cas l’objectif.
On choisit la présentation : 10 x 6 x 2 possibilités
pour le morphème hrtgb
10 x 6 qu’on initialise : hr rt tg gb ht hg hb rb rg tb + 10’ x 6 initialisés par inversion des deux phonèmes initiaux : rh tr gt bg th gh bh br gr bt.
On y ajoute l’inversion des trois phonèmes qui complètent
le morphème (-tgb / -bgt).
Ainsi les trois phonèmes du premier comme du dernier morphème de la ligne 1’
sont revenus à l’identique des dernier et premier de la ligne 1. Ça fait
chiasme.
>
1. hrtgb hrgbt hrbtg hrtbg hrgtb hrbgt
2. rtgbh rtghb rtbgh rtbhg rthgb rthbg
3. tgbhr tgbrh tghrb tghbr tgrbh tgrhb
4. gbhrt gbhtr gbrth gbrht gbthr gbtrh
5. htgbr htgrb htbrg htbgr htrbg htrgb
6. hgbrt hgbtr hgrtb hgrbt hgtrb hgrtb
7. hbrtg hbrgt hbtgr hbtrg hbgtr hbgrt
8. rbhtg rbhgt rbtgh rbthg rbgth rbthg
9. rgbht rgbth rghbt rghtb rgtbh rgthb
10. tbhrg tbhgr tbgrh tbghr tbrgh tbrhg
<
rhbgt rhgtb rhtbg rhbtg rhgbt rhtgb 1’.
trhbg trhgb trbhg trbgh trghb trgbh 2’.
gtrhb gtrbh gthbr gthrb gtbrh gtbhr 3’.
bgtrh bgthr bgrht bgrth bghtr bghrt 4’.
thrgb thrbg thbgr thbrg thgrb thgbr 5’.
ghrtb ghtrb ghrbt ghrtb ghbtr ghbrt 6’.
bhgrt bhgtr bhtrg bhtgr bhrgt bhrtg 7’.
brthg brgth brthg brtgh brhgt rbhtg 8’.
grthb grtbh grhtb grhbt grbth grbht 9’.
btrhg btrgh btghr btgrh bthgr bthrg 10’.
On pourrait
poursuivre avec les configurations 2 x 3 x 2, 3 x 4 …
Cela ne changerait pas le fait que les possibilités
restent ces mêmes 120 déjà exposées. J’arrête car c’est de resserre qu’il
s’agit. Qu’on laisse courir le regard sur ce tramage : plus rien qui
saille et tout est inversé. Les cent vingt coups produisent du pareil au
même, du semblant de semblable, du même et différent. Comment suis-je arrivée
au résultat d’une lisseur qui satisfasse à ce point l’indifférence du regard
et de la voix à une quelconque vocabulisation du
morphème consonantique ? Ou plutôt pourquoi en
arriver à un tissé à maille d’une littéralité si lisse qu’elle conduise au
silence du regard vide ?
C’est que je butte sur l’instant d’avoir à cesser de
vouloir ne pas cesser de produire de l’étoffe vocabulisable,
du phonème émettable tout hors sens qu’il soit … On
n’est pas davantage pour toujours qu’à jamais cantateur ou cantatrice. Il me faut admettre à cet endroit que les trous de la
serpillière de la louve rêvée ont été reprisés en considération …Voilà dès
lors le pourquoi : la loi du pur phonème consonantique qui ne signifie rien
impose ici le silence au babil morphématique bou-ieg-bhu épuisé.
Pas avant cependant qu’on n’ait proposé pour l’énoncé
des bouchons, à cette approche de fin de partie, une négation qui mette
logiquement frein à la querelle littératuro-littérale de la fiction et la cautionne d’une possibilité logique à produire du même et
différent :
" Il est faux de dire que C’est aucun b h u-chon qu’il y ait à être fait
avec du bouchon et il est faux de dire que c’est aucun b h u-chon qu’il y ait à ne pas être fait avec du bouchon ".
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