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I. ALIENOR POE

II. GUENIEVE EN PURE PERTE

III. LE CHIFFRE DE LA CHOSE    

IV. PETIT bou, GENESE D'UN MORPHEME FONDAMENTAL  

V. ECRIRE D'ACCORD, AVEC QUOI ... ? Statuettes d’art brapoire Collages 3D

VI. TROIS SURPLOMBS LINGUYSTERIQUES FROETHYPPELIENS et trois métaphores

VII. Ieg, UNE LARME A L'OPERA, La Nouvelle   

VIII. RUISSELLEMENT 1

IX. Ieg UNE LARME A L'OPERA, La cinq-Nouvelle  

X. RUISSELLEMENT 2      

XI Ieg, UNE LARME A L'OPERA, Une sixième      

XII. RUISSELLEMENT 3

XIII. Ieg, UNE LARME A L'OPERA, la une ou deux dernière-Nouvelle          

XIV. RAVISSEMENT 1 : I-Portrait d’une 720-Moiaeh 

XV. SERIAL PARTITIONS-POEMES LANGUE Nô Nô  

XVI. RESSASSER MA LANGUE Nô Nô textes avec collages

XVII. IL FAUT GACHER LA LANGUE Nô Nô collages             

XVIII.  GLOSE EULALIE avec collages

XIX.  TRISK- ET QUADRISKELS collages

XX. TROIS OU QUATRE DISCRETS  

XXI. COLLAGES POUR UN TEMPS D'ALETTRE ARRIVE collages           

XXII. GEOMETRISER L'ESPACE LITTERATURAL collages 3D     

XXIII. NON-NON CAPUCHON

XXVIV. ANNEXE : EMMM’UUNnnnHh         

X

RUISSELLEMENT 2 Le résidu

(2004)

En vue de résoudre par la condensation l’emportement morphématique littératural qui fonde la Nouvelle Ieg, Une larme à l’opéra, et dont la cinquième s’exerce à une autre négation de la formule des bouchons et de son morphème.

"Répétez un mot autant de fois qu’il faut pour le volatiliser et analyser le résidu. " J.Tardieu, Professeur Frœppel

 

1. À partir de la Nouvelle 1

 

L’exercice portera sur une vingtaine de lignes choisies au début des 1ère et 2ème parties de la Nouvelle Un.

Repérage de sonorités intercalaires, couturées ou segmentées, faisant charnières ou sortie de gongs, coupures ou failles, heurts et dérapages, ratages syntaxiques et autres pratiques parasitantes de la littératuralité de la Nouvelle

 

OKAN CAUTR  GKQUEEING  LLEES  ATIONS PERIENE  VERSS FORTR  ALLUSUMB  ERLIOZUM –AVAVERLUNE  -CAL- -LONNAP I  RECH-S  EXFR- TRI-LATR  ENT’OM  POR  QUEU  CURRR  FFLON  PLOUFF  DR D’OS L’IND  OBBOUBO  PO’D  MQU ER  COA  ORJU  STE  PLOIE  FLON  ‘ESNAIST  S’ESB  DEES  MER  FLO  LAL  LEZVE  FIOD  VATRIQU  DIREPA  FLOX  PU !EUH  T’HAIN  T’HERR  PSI  LONB  IOT  MYSTH  RONG-   PJUE POINGN-  QUEEINE- PHES  PHONS  BLOUFF  POURC  PHONLU  GLAUOS  LOTR  GOUTLITT  PYPHYXHYPSIE  SHAHER  QUET’ES  SURIND  CHARPISER  NICARCE  GURIANL  INSUE  EIG  MAKNOG  TRAILL  AMPHET’AMINO  ESTING  PERESSES CHAMPT  TREN-INTR  GOTHAÏ 

 

Le classement étant, pour les bororos de la Pensée sauvage, dans Lévi-Strauss, supérieur au chaos, j’aligne ce flot en six vers de douze pieds morphématico-sonores approximatifs et allégés.

0. kann  cautrg  kqe  eing llées  atio  niené  vers  fortr  aver  lun

1. cal  lonap  ech  sexfr  lâtr  ent’om  proq  ueu  cûrf  flon  plouff

2. drdosslind  ob  bou  bo  pôd’quer  coa  lju  slé  ploief  lon

3. esnais  sèb  dées  merf  lola  lvrue  fiod  vatr  iq  dir èp’a

4. flox  pu !euh  t’hain  Therrp sil o niot  mys th  rong  jue

5. poingn  queei    phès    phons  blouff  pourc  phon  lu  glauôs  lôtr

6. goûl  it  py phy  xhy sha hèr quet’e  ssur  ind   traill

 

J’opère une condensation phonologique de chaque vers par suppression des phonèmes doublons, triplons et plus, en plus de supprimer la lettre d’origine des doublons. Cela pour chacun des vers. Le déchet de l’opération est fait des phonèmes qui sont les uniques de cet après-évidemment

On ne doutera pas qu’il y ait des ratés dans l’opération. Je le sais, je les ai vus. Cela ruisselle et furèt du désir, ces petites lettres au ru. Un quasi dégât des eaux. Il y aura de la perte. On ne doute pas davantage que durant le cours de l’exercice, des erreurs ne se soient récupérées d’elles-mêmes. Je l’ai constaté sans le chercher. On ne retouchera ni les erreurs ni les récupérations spontanées d’erreurs. On poursuivra l’exercice en réelle inscience. Autant qu’en certitude anticipée ? Ceci pour signifier dès ici que, tenant le reliquat de l’exercice pour une relique, je le considère, à l’encontre du reste, comme  juste et indiscutable.  

 

0. De : kann  cautr  gkqe  eing  llées  atio  niené  vers  fortr  aver  lun 

     il reste : c q f

1. De : cal lonap  ech  sexsfr  lâtr  ent’om  porq  ueu  curf  flon  plouff

il reste : h x m q p   

2. De : drdos  slind  ob bou bo  pôd  quer  coa  lju  ské  ploief  lon

il reste : q c a j k f

3.  De : esnais  sèb  dées   merf  lola   lvrue  fiod  vatr  iq  dir èp’a

     il reste :  n b m u t q p

4.  De : flox  pu !euh  t’hain  Therrp  sil  o niot  mys th  rong  jue

     il reste :  f x p a m y g j   

5. De : poingn  queei    phès    phons  blouff  pourc  phon  lu  glauôs  lôtr

     il reste : q b c g a t

6. De : goûl  it  py  phy  xhy  sha  hèr  quet’es  ssur  ind  traill

     il reste : g o x q n d

 

Je répète la même opération de condensation (doublons …) sur les six restes regroupés  :

0’. c q f

1’. h x m q p

2’. q c a j k f

3’. n b m u t q p

4’. f x p a m y g j

5’. q b c g a t

6’. g o x q n d

 

Le déchet des restes recondensés de la Nouvelle I, son résidu, c’est H K U Y .

 

2. À partir de la Nouvelle II  

 

On prélève à l’identique des morphèmes intercalaires dans les quatre parties de cette Nouvelle II. On les choisit un peu plus rigoureusement morphématiques que dans la Nouvelle I. On s’efforce, sans que ce soit impératif, de ne pas repérer les mêmes que ceux de la Nouvelle I.

 

Première partie : LLOY LESM TUN OZ’M ALB GUIST CAL JLONN SULT SHAH MORJ RECH EXF BULLG MEN T’OM RIENQU BOUFFL NAH QUEEING EUG PY QUEO SED STER UM’ICH AIL IPY CHOTTH RIETN BOPH ZI-TH YAN

 

Le désordre est organisé en trois vers de onze pieds-morphèmes :

1.   lloy lesm tun oz’m alb guist cal jlon sult shah morj

2.   réj exf bullg ment t’om rienq blouffnah queeing eug Py

3.   queO sed ster um’ch ail  phy chotthrietn boph zith yan

 

 Condensation à l’identique du précédent exercice, par suppression des phonèmes doublons, triplons

J’obtiens  :

1’.  l o y e s m t u n z a g i c j t r

2’.  r e j x l b u g m n t o i q a h y

3’.  q u o s d t r u m c h a i p y h b n

Redoublement de l’opération de condensation sur ces trois restes. Premier reste : z x f d p

 

Deuxième  partie, mêmes procédés :

JACT OING OOURN RAGHG DUB FLOE FLOM’S CCOD DIS RUN IOR LEZV REFF BRANSL FIORD’ D’OF CRAV TRIQ GOTS SOUI SNONS TOX RDES UMPR REIN IND STING GUEN L’FAIR HYSTH CHUECH RNIB GER SCRIB LITTR XTU RCE PHES’T PHTEGM SCHREB.

 

Ordonnables en quatre vers de dix pieds-morphèmes :

1.   act oing ourn raghg dub floe flom’s eeod dis run

2.   ior lezv ref bransl fiord’ doflcrav triq got souis

3.   snons tox rdes umpr rein ind sting quen l’fair ysth

4.   chuech rnib ger lscrip littr xtu rcé phest phteg schreb

Les condensations obtenues par suppression des doublons, vers par vers

1’.  j ac t o i n g u r h d b f l m s

2’.  i o r l e z v f b a n s d c t q g u

3’.  n o s t x r d e u m p i g q n l f a y h

4’.  c h u e r n i b g l s p t x

Deuxième tour dans la condensation, deuxième reste : j.

 

Troisième partie : PRUN EXQU PHON’L LOTR GOUL PSYE N’MIE ANT’ PHALL BUFFL ZAD QUET’RGLU LAG L’INF BIL RIND REUM HOFF CHUE SERP CAILL TUR REV IANTP SKRIF REC

 

Trois fois neuf morphèmes

1.   prun exqu phonl l’ôtr goul psie n’mie antphall

2.   buffl zad quet rglu lag linfbil rind reum

3.   hoff chue serp caill tur rev inatp skrif rec

Restes de la première condensation :

1’.  p r u n e x q h o l t q u s i m a

2’.  b u f l z a d q e t r g i n m

3’.  h o f c u e s r p a i c l t v n k

Troisième reste des ces trois restes : x

 

Quatrième partie : QU’ES NAGKNONGLL’ET T’AM STING CAUD CTANC DOLF PIEN EING CHAMP TREM’ GNAUD THAIQU KHEER

 

Deux fois huit pieds-morphèmes

1.   ques nag knong ll’et t’am sting caud ctans

2.   dolf pien eing chmttrem gnaud thaiq khee

Deuxième tour dans la condensation

1’   q u e s n a g k o l e t m i c d

2’.  d o l f p i e n g c h a m t r u q k

Quatrième reste : s d f p r

- Le déchet final des quatre restes regroupés des quatre parties de la nouvelle II : z x f d p  +  j  + x  + s d f p r, soumis au même procédé d’élision est : Z X B J S R

 

3. En guise de résidu

                                              

Les deux déchets finaux des nouvelles I et II additionnés donnent  l’alignement suivant : H K U Y L Z X B J S R

On soustrait de cette production les groupes de lettres alphabétiquement contiguës. Ainsi J K et R S. Il reste : H U Y Z X B

On répète la soustraction sur ceux qui sont encore alphabétiquement voisins : X Y Z .

C’est ainsi qu’on recueille pour quotient de l’exercice les phonèmes B H U. C’est la relique.

D’ainsi nus être échu de la sorte, ce nouvel objet morphématique petit bhu, achève cet exercice de littéralité linguistérique. On le prononcera à l’allemande, bhou, puisque le bas-allemand comme langue partisane du camp maternel, reste celle des dits à taire aux autres qu’eux, dès lors celle des malentendus assurés du dire. C’est ainsi qu’insiste l’objet petit bou de la formule des bouchons, non faute de détours, à faire son retour pulsatif de même-et-différent.

 

L’autrement dit  de bou : buh ubh bhu hbu uhb hub

 

À tracasser la littéralité, gribouillages et graffitages de tiroir ont fait faire son  retour sonore au morphème d’origine. Cette seconde occurrence de l’objet résurgent permet qu’on fasse circuit des arborescences littératurales dont on constate qu’elles furent jusqu’ici nécessaires, en leur état dénoué, à la re-nomination.

Une redondance, figure rhétorique chère au baroque espagnol et jésuite de Graciàn, permettra qu’on tire sur la formule originale des bouchons une révérence résolutoire, d’insister en double boucle :

On fait les bouchons avec le liège dont on fait les bouchons.

Comme tierce dire la fiction l’accompagnera, sur le mode querelleur qu’elle n’a pas cessé de privilégier, , qui exige la défiance vis-à-vis de l’une ou l’autre intranchable des deux tournures s’inspirant malgré soi de la platitude analogique faussement prise pour tranchant métaphorique.